"Salomon capture le réel dont il immobilise la trace sensible. Il circonscrit son modèle à partir d´une ligne souple, soudainement interrompue par une césure.
Reprise, elle est menée jusq´à la ténuité vibrante d´un corps pudiquement dans son intimité. Chez Salomon, la matière picturale s´allège dans la lumière rayonnante.Les aplats transparents introduisent une respiration tandis que les balayages fougueux de terre brunes et d´ocres jaunes, de blanc, submergent en partie le sujet pour une face à face dans lequel la peinture s´impose.
Le miroir sans tain de la toile nous livre l´essentiel de l´interrogation du peintre. La vérité des formes dans l´espace, la lumière dans les pigments, la densité des passages silencieux tissent entre eux des vibrations imperceptibles.
Les nus, comme les objets regroupés en des compositions d´une grande simplicité, imposent leur présénce par la magie picturale dont Salomon nous transmet la vérité."
Lydia HARAMBOURG
Correspondant de lInstitut
Vue d´exposition 2008 :