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Marcel Chevalier

Marcel Chevalier

du 8 au 27 janvier 2007

     J’ai toujours pensé en voyant les travaux de Marcel Chevalier des vingt dernières années de sa vie que leur substrat iconographique et formel était la forêt ardennaise dont l’homme était issu et dont il continua toute sa vie se nourrir physiquement, sensiblement, intellectuellement, esthétiquement.
   En contemplant les travaux des années 1950-1960, je m’aperçois que déjà ce moment-là densité de l’espace est sa préoccupation essentielle. Il y avait à cette époque un débat entre l’abstraction et ce qui ne l’était pas. Marcel Chevalier participe à ce débat avec beaucoup d’originalité et des solutions neuves.! mon avis, il fait partie de ce que j’appelle les non-figuratifs abstraits, que je distingue des abstraits qui ne veulent rien d’autre que les jeux des lignes et des couleurs sans aucune référence à la réalité sensible.

   La non-figuration abstraite de Marcel Chevalier est la présentation, la mise en forme d’espaces qui, certes, n’ont pas d’équivalents dans le monde apparent, mais qui créent de nouvelles géographies à l’aide de réseaux complexes et simples, parfois avec des géométries dures, parfois avec des lignes souples et amples. Les lieux ainsi formés nous invitent à la promenade, nous invitent à découvrir tel plan coloré, tel détour, tel chemin secret.

   L’art de Marcel Chevalier est un art construit, l’artiste wallon maîtrise le dessin, il connaît l’harmonie d’une gamme relativement limitée mais efficace et toujours juste dans les tons et les contrastes. Et déjà s’annoncent, à la suite de ce constructivisme, des faisceaux touffus, des halliers impénétrables, toujours cette forêt des Ardennes transmuée en or pictural.

Jean-Claude Marcadé Janvier 2007

                                                               Vue d´exposition :

 

 


Précédente : Zeynep Yüksel  
 
 
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