Biographies / Albert Lichten /
Albert Lichten


Né à Paris, le 16 septembre 1931. Il vit et travaille à Paris 

D´abord élève des académies Julian, Lhote et Goetz, c´est à la Grande Chaumière (pépinière de tant
d´artistes de renom) qu´au cours des années soixante, Albert Lichten reçoit l´enseignement du peintre
abstrait Busse et de Gilet, qui privilégie les effets de matière. Il ne s´écarte pas de son orientation
figurative initiale (…)
(…) Durant tout le parcours du peintre, qui sera comme l´oscillation d´un pendule, entre couleur et construction spatiale, une obsession se fait jour, mainte fois abandonnée et de loin en loin, reprise : exprimer dans la peinture le passage insaisissable du temps ou son arrêt inattendu et insolite, et
cela dans un sujet figuratif.(…) Monique CHEFDOR

FORMATION PICTURALE :
1951-1953 : Académie Julian : classe préparatoire aux Beaux Arts. 1955-1963 : Académie André Lhote. Académie de la Grande Chaumière : Ateliers Aujame, Brayer (figuratifs)  Atelier Busse, Gilet, Andersen (abstraits).

PRINCIPALES EXPOSITIONS INDIVIDUELLES :
1976     Galerie Cambacérès,  PARIS.
1990     Chez J.C. Bruhot,  PARIS.
1993     Musée Duhamel, MANTES-la-JOLIE.
1994     Galerie Art Conseil,  PARIS.
1996     Galerie Façade,  PARIS.Galerie Etienne de Causans,  PARIS.
1997     Association Freudienne Internationale, PARIS.Galerie Etienne de Causans, PARIS.
1998     Galerie Etienne de Causans,  PARIS.
2003     Foyer Jeune Cordée,  PARIS.
2005     Galerie La Capitale, PARIS.

PRINCIPALES EXPOSITIONS DE GROUPE 1985 : CIAC, PARIS. 1992 : CHICAGO. 1993 : MUNICH.

SALONS :
Salon de l´Art Libre (1963-1964).
Salon des Indépendants (1966 à 1971).
Salon d´Automne (1992, 1993, 1994 et 1996).
Salon des Artistes Français (1994).
Salon des Artistes Présents (1996).

LINEART 2005 ( Foire International de GAND )

PUBLICATION :
Albert Lichten : Le Signe et le tableau,éditions Honoré Champion 2004.

Extraits :
Des paysages et des natures mortes, compositions qui surgissent de la toile en couleurs fauves centrées généralement autour d´un bleu électrique, en touches comme sauvages, presque frustes, larges et puissante­s, violentes quelquefois, le tout de beaucoup d´élan, de passion. Une exposition qui a  « de la gueule ». Le peintre (Mensuel) Mai 1976. (Galerie Cambacérès)

L´expo Albert Lichten au musée Duhamel : la rencontre du fauvisme et du cubisme

(…) Du fauvisme, Lichten retient surtout le besoin de restituer émotions et sensations. S´il peint par exemple un nageur, Lichten ne cherche pas à faire de sa toile un « instantané» comme dans la  photo, mais beaucoup plus une synthèse de mouvements et de moments, ceux que le nageur ressent quand il nage.
(…)Les toiles cubistes sont intéres­santes dans leur facture par leur façon d´exprimer  une pluralité de points de vue. Si la réalité interdit qu´on puisse à la fois être à une fenêtre et se regarder passer, la magie du cubisme vous permet à  la fois d´être ce personnage à la fenêtre et celui qui le voit figurer.

Cette pluralité des points de vue se retrouve dans d´autres toiles comme  le « Parc de Saint-Cloud », où la succession des caprices du terrain (montée, des­cente) est rendue ici par une simultanéité.

D´autres toiles ex­priment les rapports du peintre avec sa toile lorsqu´il est à la fois regardant et regardé, ou la véné­ration du peintre pour le corps féminin vécu comme une «mé­diation entre l´homme et l´uni­vers ».J.-M.G. [Paris-Mantes-Poissy quotidien 20 juillet 1993]

              Les oeuvres :

  « Les oiseaux sur le lac » hst 73 x 60 cm

La force expressive de la couleur :

Ses maîtres ont pour nom Braque, Matisse et Bonnard.

Du fauvisme, Lichten a retenu la manière de res­tituer émotions et sensations par la seule force ex­pressive de la couleur.
A l´instar d´un Piet Mondrian à ses débuts, qui peignait les arbres en notes bleues et rouges incandescents, Lichten privilégie les poten­tialités de la couleur sur leur pouvoir de renforcer l´impression réaliste.
Du cubisme, l´artiste a conservé l´art de multi­plier les points de vue et la volonté d´abstraction.

Mais abstraction ne signifie pas déformation plastique pour Lichten, comme le révèle ce tableau où les oiseaux survolent un lac. Le peintre cherche toujours à suggérer l´indicible, à capter la fragilité d´un instant.
 A une maîtrise absolue de la couleur, Albert Lichten associe une parfaite construction rythmique du tableau. Un régal ! J. Delauney


Précédente : Francoise Juvin Suivante : Marie José Lavie
 
 
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