
"Georges Guinot (1938-1993)
Venise fut un de ses thèmes sensibles. Entre 1984 et 1992,Georges Guinot y effectuera plusieurs séjours, toujours en hiver.
Sans doute la lumière boréale et crépusculaire répondait-elle à une intériorité contemplative qui lui fait peindre les canaux, les façades des palais s’y reflétant comme dans un miroir où passent les fantômes d’un passé conjugué au présent, les clients du Florian, fragiles visions que sa peinture immobilise dans la vibration colorée d’une gamme mineure.
La Venise de Georges Guinot est le théâtre éphémère où se joue l’ultime rencontre chaque jour reconduite, de la lumière et des formes. Il en capture l’ineffable souffle, rendu visible par sa magie picturale qui opère
durablement sur nos sens et notre esprit".
Lydia Harambourg, janvier 2006.
"Ainsi viendra la grande série de 70 toiles sur VENISE (grands et petits formats) selon quatre visions de cette cité enchantée et magique dont le contact vous étreint :
* le vieux café Florian place Saint Marc, où rien ne doit changer depuis le XIXe siècle
* les Gondoles parquées, se serrant les unes aux autres, enchaînées dans une attente résignée et inquiétante
* les Traghetti comme cent barques de Charon sur le Styx de nos nostalgies
* puis Venise la nuit, en décembre lorsque seule la lumière de quelques palais et de réverbères incertains donne vie aux eaux du grand canal et à ses ombres.» Georges Guinot, 1993.
Une quarantaine de ces toiles est exposée à Paris en 1994 : «Venise en hiver » Chœur des Religieuses de Port Royal ( Hôpital Cochin). Les intérieurs du Florian sont exposés dans le cadre d’une exposition personnelle « Rêverie d’ailleurs » en 1999 au Château de Sédières (Corrèze).
À propos de Georges Guinot …
…" Chez Georges Guinot la figuration est sans anecdote ni détail inutile. Elle va parfois jusqu´à l´épure. Avec une sorte de simplicité et d´évidence, elle rend les choses quotidiennes étranges et presque nouvelles. Imaginaires ? Nous comprenons que le monde ainsi montré est un monde à peindre avec méthode, avec fureur, avec constance."
François Ribes (Sédières, 1999)
"...Ces grandes toiles de la maturité d’un artiste à la vie brève ont une grandeur tragique, dominées qu’elles sont par l’idée ou le pressentiment de la mort. Un ensemble d’œuvres à la fois contemplatives et animées par une violence intérieure ". Marc Hérissé, La Gazette de l´Hôtel Drouot 1997.
« Il faut maintenant faire une meilleure part à ces peintres, qui dégagés des directions d´écoles, se présentent à nous avec leur libre recherche et leur sensibilité nue...» Gérard Xuriguera, les Figurations 1985.
Éléments biographiques :
Georges Guinot (1938-1993) est né et a peint à Paris. Sa production se partage entre art monumental et peinture de chevalet (huile sur toiles : figures, compositions animées, scènes de genre, paysages, natures mortes.)
Il travaille sur des thèmes tels que : Mai 68, Couples, Nus. Ses nombreux voyages dans le Hoggar, à Venise, en Croatie, les ferias du Sud Ouest ou sa maison dans le Quercy sont à la source de son inspiration, il en ramène des carnets et des notes. Il a exposé à Paris, aux salons de Mai et des Réalités nouvelles, à la Fiac (1984).
Des expositions personnelles lui ont été consacrées à Bruxelles (1977), Londres (1978), Brest (1981). Le mobilier National acquiert une tapisserie de lui en 1971, le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris un polyptyque « Suite sur un blanc » en 1974.
On lui doit encore une série de sept grandes tapisseries réalisées par les ateliers Plasse-Lecaisne, un Pavement de marbre de Carrare de 250m², pour le CHU du Kremlin-Biêtre, un plafond (polyp pour le CHU du Kremlin-Bicêtre, un plafond (polyptyque, huile sur toile, 75 m2) pour l’Hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris.
L’Association Georges Guinot créée en 1994 a pour objectif de promouvoir son œuvre tant en France qu’à l’étranger.
Expositions personnelles à Paris (1994, 1998, 2006), Madrid (1995), Eygurande (1998), Nîmes (1998), Sédières (1999), Levallois-Perret (2001), Brioud (2005).
Site http//www.georgesguinot.com
Vue d´exposition